13.02.2014

INAUGURATION PERMANENCE ELECTORALE DU P.S.

LES POIDS LOURDS DE GAUCHE EN ROUTE AVEC JULIEN BARAILLE

Samedi le candidat socialiste aux municipales inaugurait sa permanence en présence d'élus de la gauche élargie. En tête, les représentants PS de la Région et du Département.

La saison, non pas la douceur de l'hiver, comprenez le climat politique à un mois et demi du premier tour des élections municipales, veut que jour de marché les tracts de campagne viennent un peu plus alourdir les paniers des ménagères. Prades est coutumière du fait le mardi et le samedi. Samedi matin un collectif de citoyens tentait de rallier à sa cause la population, entre deux cageots et trois stands, pour créer une nouvelle liste. Mais le poumon politique de la ville s'oxygénait par-delà la Place de la République.

laura causanillas,julien baraillé

Julien  Baraillé (à droite) soutenu par H. Malherbe, S. Neuville, J.-F. Denis, C. Bourquin, G. Cassoly et G. Esclopé au micro PHOTO E.C.

Sous les coups des 11 h, la rue des Marchands n'avait pas connu telle fébrilité depuis son âge d'or où le commerce y était roi. La raison ? L'inauguration du local de permanence du candidat socialiste aux prochaines élections municipales, Julien Baraillé. L'attente des barons socialistes, venus de la plaine pour soutenir leur poulain, se faisait de plus en plus pesante pour la soixantaine de sympathisants. Après une demi-heure voir une heure de retard, ils apparurent sur le pas de la porte.

 La supplique de Jean-François Denis

En qualité d'hôte, Julien Baraillé, entouré de ses futurs colistiers, s'exprimait en premier. Son manuscrit, soutenu par une main tremblotante, se faisait le gardien de regrets, "Prades la coquette est devenue Prades la sinistrée", de constats amers envers le maire en place, "cet homme pour qui Prades n'est qu'un tremplin électoral pour sa carrière politique personnelle", et d'un triptyque d'ambitions, "attractivité, dynamisme, solidarité". Guy Esclopé, président du Parti Radical de Gauche, lui emboîtait le pas, lorgnant "un nouvel équilibre entre les hauts cantons et Perpignan (...) et une majorité qui ira dans le sens de la Région".

À la tribune aussi, Jean-François Denis, celui-là même qui se fit ravir son siège de premier magistrat de Prades par l'UMP Jean Castex il y a six ans. Celui-là même qui face aux élus du Conflent et des sympathisants hier matin formulait une supplique, pour que celui qui le détrôna soit à son tour chassé du Château Pams.

«Plus souvent à la Cour que sur les Comptes"

Le Parti Socialiste s'emparait enfin du micro. En la personne de la députée de la 3e circonscription du département Ségolène Neuville d'abord, et de son envolée lyrique au sujet "du mot Maire dans lequel se trouve le mot Aimer. Julien, en tant qu'enseignant. Lui, il aime les gens". Contrairement à l'adversaire de ce dernier, qualifié d'ores et déjà par l'intéressée de "futur ex-maire".

laura causanillas,julien baraillé

La présidente du conseil général Hermeline Malherbe préférait "demander d'aller transformer l'essai", une métaphore rugbystique bien connue, bien simple, trop simple ? Puis, Zorro est arrivé, sur le dos d'éloquence, son fidèle destrier. Le président de la Région Christian Bourquin en ces termes : "La compétence du désespoir", "un conseiller de la Cour des Comptes, plus dans la Cour que sur les Comptes", "lui, le bras droit de Sarkozy qui endetta la France", qualifiait l'homme à battre.

Guy Cassoly, conseiller général communiste du canton de Prades se joignait à la fête. Ainsi s'achevait l'histoire de la rue des Marchands hier matin. Cette rue qui, pour quelques heures, était logée de marchands de sable, de marchands de sommeil… Les partisans de la Rose et ceux de la majorité en place à la municipalité apprécieront.

Article paru dans l' Indépendant du dimanche 9 février signé par Laura Causanillas

03:04 Publié dans infos diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laura causanillas, julien baraillé | |  Imprimer | |  Facebook | |

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