03.10.2013

Trois centenaires à Prades

Trois pensionnaires de la résidence "Guy-Malé" ont dépassé le siècle d'existence. L'anniversaire de la dernière en date a été célébré hier.

Un peu intimidée par la cérémonie elle n'a pas osé dire grand-chose. Sans doute un peu gênée par tant d'honneur. Pensez donc ! Il y avait là la plupart des résidents de la maison de retraite Guy-Malé. Mais aussi le maire, la directrice de l'hôpital, le personnel soignant. A l'heure des discours elle a écouté poliment Jean Castex et Myriam Ferlin louer ses "qualités morales" et sa "force de caractère".En fait, c'est à Campôme et en famille qu'Hélène Touzeau a très officiellement fêté ses 100 ans le 22  septembre dernier. Mais hier matin, l'établissement dont elle est pensionnaire depuis dix ans maintenant avait tenu à mettre les petits plats dans les grands pour lui souhaiter à son tour son anniversaire. Née à Saint-Just-Luzac en Charente-Maritime, Hélène Touzeau a voué une grande partie de sa vie au rail. Fille d'un père cheminot, elle épousa à 22 ans un agent de la SNCF et fut, pour sa part, longtemps garde-barrière. Agé de 78 ans et lui aussi retraité des chemins de fer, son fils avait à l'heure des petits fours énormément de mal à cacher son émotion. "Elle fut une mère excessivement aimante", confie-t-il entre deux larmes. Plutôt bonne élève, Hélène Touzeau a obtenu son certificat d'études. Dit avoir nourri une passion immodérée pour la musique et la broderie fine. Son instrument de prédilection ? La mandoline. Qu'elle aimait jouer lorsqu'elle était plus jeune.

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Pour l'occasion, la nouvelle centenaire de la maison de retraite s'est accordé une coupe de champagne sans alcool. PHOTO/J.-L.B

Un sacré tempérament

Au chapitre des révélations, on apprend que sa couleur préférée est le rose. Mais aussi le bleu. Et que son péché mignon est ? Est ? Le chocolat, pardi ! Mais toujours avec modération. La rançon de la longévité bien sûr. Sa recette ? "Elle n'a jamais fait d'excès", indique son fils. "Ne fumait pas et ne buvait pas". Hier matin, pour marquer le coup, elle s'est néanmoins accordé une coupette pour trinquer à la santé des deux autres doyennes de la maison de retraite, âgées de 103 et 102 ans. De l'aveu de Marie-Laure Devillers, l'infirmière référante, elle a"un sacré tempérament". Même si "elle reste beaucoup dans sa chambre à regarder la télé", elle est néanmoins "exigeante et très coquette". Lorsqu'elle est en forme, "elle adore discuter avec le personnel". De recettes de cuisines notamment. Affirme même "vouloir parfois mettre la main à la pâte". A quand le tournage d'une émission de Master Chef à la maison de retraite de Prades ? Pour sûr que les candidat(e)s ne manqueraient pas. 

Article signé de Jean-Luc Bobin paru dans l'INDEPENDANT  du 1° octobre.

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